Échec au Conseil de sécurité de l’ONU : la majorité des répondants imputent le blâme au bilan du gouvernement

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Le dernier sondage La Presse Canadienne-Harris/Décima a sondé la population sur les dernières élections au Conseil de sécurité des Nations Unies.

  • Deux répondants sur trois étaient au courant que le Canada cherchait à obtenir un siège au Conseil de sécurité des Nations Unies. 67 % d’entre eux étaient au courant, alors que 33 % d’entre eux ne l’étaient pas. Les hommes, les Canadiens moins jeunes et ceux dont le revenu annuel est de 60 000 $ ou plus sont généralement plus au courant que le Canada cherchait à obtenir un siège au Conseil de sécurité.
  • Une majorité de répondants trouvent surprenant que le Canada n’ait pas remporté de siège au Conseil de sécurité. À l’échelle nationale, 51 % des répondants disent qu’ils trouvent surprenant que le Canada n’ait pas remporté de siège au Conseil de sécurité, tandis que 44 % d’entre eux ne sont pas surpris. Les Canadiens plus jeunes, les mieux nantis et les résidents de l’Ontario sont les plus susceptibles de trouver surprenant que le Canada ait échoué à obtenir un siège au Conseil de sécurité, alors qu’une majorité des résidents du Québec ne sont pas surpris.
  • La majorité de répondants sont d’avis que le récent bilan du gouvernement en matière de diplomatie internationale est la raison la plus plausible pour expliquer pourquoi le Canada n’a pas remporté de siège au Conseil de sécurité. Dans l’ensemble, 50 % des répondants croient qu’il s’agit de la principale raison pour laquelle le Canada n’a pas remporté de siège, alors que 31 % d’entre eux croient que ce sont plutôt les critiques publiques faites par Michael Ignatieff. Ailleurs qu’en Alberta, la majorité de répondants ont l’impression que le récent bilan du gouvernement en matière de diplomatie internationale est responsable de cette situation, tandis qu’en Alberta, l’opinion est divisée également entre le bilan du gouvernement (39 %) et les commentaires de Michael Ignatieff (39 %).
  • Chez les partisans du Parti conservateur, la pluralité des répondants (43 %) rejettent la responsabilité sur les commentaires de Michael Ignatieff, alors que cette proportion n’est que d’un sur quatre (27 %) chez les partisans du Parti libéral. Les hommes et ceux dont le revenu du ménage est plus élevé sont plus susceptibles que les autres de rejeter la responsabilité sur le bilan du gouvernement.
  • Chez les répondants qui étaient au courant que le Canada cherchait à obtenir un siège (60 %-26 %), le pourcentage de ceux qui indiquent que le bilan du gouvernement en matière de diplomatie internationale est responsable de l’échec du Canada à remporter un siège est plus de deux fois supérieur au pourcentage de ceux qui indiquent que ce sont plutôt les commentaires de Michael Ignatieff qui en sont principalement responsables. Parmi ceux qui n’étaient pas au courant que le Canada cherchait à obtenir un siège, 40 % imputent cet échec aux commentaires de Michael Ignatieff et 31 %, au bilan du gouvernement.
  • À peine moins de la moitié (48 %) de ceux qui trouvent surprenant que le Canada n’ait pas obtenu de siège ont l’impression que le bilan du gouvernement explique cet échec, tandis que 36 % d’entre eux ont l’impression que les commentaires de Michael Ignatieff en sont responsables. Parmi ceux qui ne trouvent pas surprenant que le Canada n’ait pas obtenu de siège, 58 % rejettent la faute sur le bilan du gouvernement et 26 %, sur les commentaires de Michael Ignatieff.

Chaque semaine, Harris/Décima sonde un peu plus de 1 000 Canadiens au moyen du téléVox, un sondage omnibus effectué à l’échelle nationale. Les dernières données ont été recueillies du 14 au 17 octobre 2010. La marge d’erreur d’un échantillon de cette taille est de 3,1 %, 19 fois sur 20.