Le dernier sondage La Presse Canadienne-Harris/Décima sur les intentions de vote révèle ce qui suit :
Selon Allan Gregg, président de Harris/Décima : « Nos plus récents résultats semblent confirmer en partie l’opinion répandue voulant que les libéraux aient connu un assez bon début de campagne. Depuis la semaine dernière, les données de notre suivi indiquent que les libéraux, qui avaient un solide déficit à deux chiffres par rapport aux conservateurs, ont réduit cet écart à 7 points. Pour les libéraux, il peut être encore plus encourageant de constater que leur chef, Michael Ignatieff – même si des cinq chefs fédéraux, c’est lui qui récolte encore le plus d’opinions négatives – a vu les opinions positives à son égard augmenter de 12 points depuis notre dernier coup de sonde en février. À l’inverse, son principal rival, Stephen Harper, a vu le pourcentage d’opinions négatives à son égard grimper de presque autant de points (9 points). Cependant, après une analyse approfondie, il serait évidemment très prématuré que les libéraux commencent à sabler le champagne à cette étape-ci de la campagne. L’amélioration de leur situation s’est largement faite au Québec, où leurs appuis déclinaient constamment depuis la fin de l’été dernier, mais elle ne se traduirait probablement pas encore en gains de sièges. Il est peut-être encore plus alarmant pour eux que les conservateurs soient maintenant terriblement près de faire une percée dans la forteresse libérale de Toronto, où ils obtiennent plus ou moins 30 % des intentions de vote de façon constante depuis le début de 2011. Si vous ajoutez à cela le fait que l’avantage qu’a toujours connu le Parti libéral auprès des femmes a pratiquement disparu et qu’auprès des hommes, les libéraux accusent maintenant un retard stupéfiant de 18 points par rapport aux conservateurs, il est clair que les libéraux ont encore beaucoup de chemin à faire avant même de neutraliser l’énorme avantage dont jouissaient les conservateurs à l’aube de ces élections. »
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À l’échelle nationale, depuis les deux dernières semaines, le Parti conservateur détient une avance de 11 points. Le Parti conservateur obtient 37 % des intentions de vote, le Parti libéral 26 %, le NPD 18 %, le Bloc Québécois 10 % et le Parti vert 8 %. Pour la dernière semaine, le Parti conservateur a une avance de 7 points. Ces résultats, compilés entre le 31 mars et le 3 avril, indiquent que le Parti conservateur obtient 35 % des intentions de vote, le Parti libéral 28 %, le NPD 17 %, le Bloc Québécois 10 % et le Parti vert 8 %.
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Au Québec, le Bloc Québécois est toujours bien en tête. Depuis les deux dernières semaines, le Bloc Québécois obtient 42 % des intentions de vote, le Parti conservateur 20 %, le Parti libéral 16 %, le NPD 15 % et le Parti vert 6 %. Pour la dernière semaine, le Bloc Québécois obtient 42 % des intentions de vote, le Parti libéral 19 %, le Parti conservateur 17 %, le NPD 15 % et le Parti vert 5 %.
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En Ontario, le Parti conservateur maintient une avance de 8 points depuis les deux dernières semaines. Dans cette province, le Parti conservateur obtient 41 % des intentions de vote, le Parti libéral 33 %, le NPD 17 % et le Parti vert 8 %. Pour la dernière semaine, le Parti conservateur obtient 43 % des intentions de vote, le Parti libéral 34 %, le NPD 14 % et le Parti vert 8 %.
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Le Parti conservateur est toujours en tête en Colombie-Britannique. Depuis les deux dernières semaines, le Parti conservateur obtient 34 % des intentions de vote, le NPD 28 %, le Parti libéral 23 % et le Parti vert 13 %.
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Le Parti conservateur domine toujours dans les Prairies. Au Manitoba et en Saskatchewan, le Parti conservateur obtient 50 % des intentions de vote, le Parti libéral 22 %, le NPD 18 % et le Parti vert 8 %. En Alberta, le Parti conservateur obtient 56 % des intentions de vote, le Parti libéral 23 %, le NPD 14 % et le Parti vert 5 %.
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La course est serrée dans les provinces de l’Atlantique. Dans ces provinces, le Parti conservateur obtient 38 % des intentions de vote, le Parti libéral 36 %, le NPD 18 % et le Parti vert 6 %.
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Une analyse de l’opinion à l’égard des chefs laisse supposer que les chefs de l’opposition jouissent d’une forte hausse de popularité, alors que l’augmentation de la popularité du premier ministre ne suit pas une courbe semblable.
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Stephen Harper est perçu positivement par 45 % des répondants et négativement par 52 % d’entre eux. Le pourcentage de ceux qui ont une opinion négative à son égard a augmenté par rapport à février (43 %). De plus, ce 52 % représente le pourcentage le plus élevé d’opinions négatives à l’égard du premier ministre depuis le commencement de ce suivi, qui date du début des élections de 2008.
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Le nombre de personnes qui ont une opinion positive de Michael Ignatieff a augmenté de 12 points. Aujourd’hui, 37 % des répondants ont une opinion positive du chef libéral, ce qui représente une hausse par rapport à février (25 %). Ce pourcentage représente également le plus haut taux d’opinions positives obtenu par le chef libéral depuis septembre 2009. Plus de la moitié des répondants (54 %) ont une opinion négative de Michael Ignatieff. Pour Michael Ignatieff, il importe peut-être surtout de noter que 77 % des partisans du Parti libéral le perçoivent maintenant positivement, ce qui représente un bond de 20 points depuis février.
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Le nombre de personnes qui ont une opinion positive de Jack Layton a grimpé de 19 points depuis février. À ce jour, plus de 6 Canadiens sur 10 (63 %) ont une opinion positive de Jack Layton, tandis que 30 % d’entre eux en ont une opinion négative. Cette donnée représente également un record pour Jack Layton dans le suivi de sa popularité de chef.
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Elizabeth May jouit aussi d’une hausse de popularité. Près de quatre répondants sur dix (39 %) en ont une opinion positive, ce qui représente une hausse de 14 points par rapport à février (25 %). Un peu plus de trois personnes sur dix (32 %) la perçoivent négativement.
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Gilles Duceppe demeure extrêmement populaire au Québec. Deux répondants sur trois (66 %) le perçoivent positivement (un nouveau record), alors que 29 % d’entre eux le perçoivent négativement.
Chaque semaine, Harris/Décima sonde un peu plus de 1 000 Canadiens au moyen du téléVox, un sondage téléphonique omnibus effectué à l’échelle nationale. Les données des deux dernières semaines ont été recueillies du 24 mars au 3 avril 2011 auprès d’un peu plus de 2 000 répondants. La marge d’erreur d’un échantillon de cette taille est de 2,2 %, 19 fois sur 20. Les données de la dernière semaine (y compris les données sur le leadership) ont été recueillies du 31 mars au 3 avril 2011 auprès d’un peu plus de 1 000 répondants. La marge d’erreur d’un échantillon de cette taille est de 3,1 %, 19 fois sur 20.