Le Nouvel environnementalisme

En raison des sommets sans précédent du prix de l'énergie, d'une longue période de prospérité économique et du vieillissement d'une population préoccupée par ce qu'elle laissera aux générations futures, l'environnementalisme s'est transformé de préoccupation passive en volonté d'atteindre des résultats concrets.

Alors que les Canadiens se sont toujours préoccupés de l'environnement, leur perception à l'égard de l'environnementalisme change maintenant et il existe une nouvelle volonté de s'approprier ces préoccupations environnementales et de changer leurs habitudes personnelles et même leur façon de voter.

L'environnementalisme des années 1980 était surtout mû par une préoccupation liée à la qualité de l'air et de l'eau et les problèmes étaient souvent d'envergure locale et non mondiale. Il y a trois ans encore, les produits écologiques étaient souvent hors de prix pour le consommateur canadien moyen. Cependant, un changement récent et rapide des comportements, plus précisément depuis l'ouragan Katrina (2005), a engendré un phénomène appelé le Nouvel environnementalisme.

Le Nouvel environnementalisme décrit une attitude qui comprend la perception de l'environnementalisme en tant qu'enjeu principalement mondial, une conviction générale que l'environnementalisme est plus qu'une mode passagère, une croyance au pouvoir des nouvelles technologies pour réduire notre impact environnemental, une volonté nouvelle de dépenser plus d'argent pour acheter des produits écologiques et une plus grande inclination à voter en fonction de ses préoccupations environnementales.

Harris/Décima a mené de nombreuses recherches sur l'opinion publique à propos de ce phénomène, mesurant les attitudes et les perceptions des Canadiens par rapport au concept qu'est l'environnementalisme, aux pratiques personnelles et à leur impact environnemental.